Multi Band Frequency Jammer : spécifications, techniques RF et guide d'achat

Le multi band frequency jammer brouille plusieurs plages radio à la fois pour couper GSM, 3G, 4G, 5G, Wi-Fi, GPS ou Bluetooth. Voici comment fonctionne le brouillage RF, quelles bandes sont couvertes et comment comparer un modèle portable et une station haute puissance.
Qu'est-ce qu'un multi band frequency jammer ?
Un brouilleur multi-bandes — ou multi band frequency jammer, si l'on reprend l'appellation anglaise — est un émetteur radio dont le but est de perturber volontairement les communications sans fil. Le fonctionnement reste assez simple à saisir : l'appareil diffuse un bruit ou un signal factice sur la fréquence qu'utilise le réseau visé, et ce avec une puissance supérieure à celle de l'émetteur légitime. Résultat : le récepteur en face — smartphone, drone ou module GPS — capte le brouillage à la place des données utiles.
En 2026, le marché mondial des brouilleurs de signaux pesait environ 1,8 milliard de dollars, et Coherent Market Insights prévoit qu'il atteindra 3,6 milliards d'ici 2033. Fortune Business Insights avance de son côté une progression de 4,98 à 9,27 milliards de dollars entre 2026 et 2034, soit un taux de croissance annuel composé de 8,1 %. Derrière ces projections, une réalité assez simple : le brouillage RF n'est plus l'affaire des seules armées. Aujourd'hui, les prisons, les gestionnaires de sites sensibles ou les sociétés de sécurité privée cherchent eux aussi à reprendre la main sur l'espace radio qui les entoure. C'est en bonne partie ce qui explique un marché appelé à plus que doubler en moins de dix ans. Cela traduit aussi une prise de conscience : le sans-fil est partout, et pouvoir le couper volontairement devient un véritable enjeu de sécurité — qu'il s'agisse de neutraliser un drone, d'empêcher une fuite d'informations ou de bloquer un téléphone dans une zone interdite.
Le lexique technique pour désigner ces appareils est d'une richesse un peu déroutante : sur une même fiche produit, on voit cohabiter multi-band signal jammer, radio frequency jammer, communication jammer, signal blocker, jamming antenna, barrage jammer, sweep jammer, spot jammer, DRFM jammer ou tone comb jammer, pour ne citer que les plus courants. Derrière cette profusion d'appellations se cache en fait une seule et même famille de dispositifs, dont le point commun est d'agir directement sur la couche physique de la transmission radio. Concrètement, ils n'accèdent jamais au contenu échangé : ils ne décryptent rien, n'interceptent rien, ne stockent rien. Leur seul levier consiste à dégrader le rapport signal/bruit sur une ou plusieurs fréquences ciblées, jusqu'à rendre le canal inexploitable, aussi bien pour l'émetteur légitime que pour le récepteur. La nuance a son importance, car elle sépare radicalement le brouilleur d'un dispositif d'écoute ou d'interception : ici, on ne cherche pas à extraire l'information, mais à l'empêcher de circuler. C'est d'ailleurs ce qui explique que ces équipements soient classés parmi les outils de contre-mesure radio, et non parmi les systèmes de renseignement.
Comment fonctionne un brouilleur multi-bandes ?
Le brouillage radio, en pratique, c'est d'abord une histoire de rapport signal sur bruit qu'on dégrade volontairement. Prenons une antenne-relais GSM classique : au niveau du récepteur, le signal utile arrive avec une puissance relativement faible. Maintenant, si un brouilleur émet sur cette même fréquence avec une puissance bien supérieure, le récepteur se retrouve noyé — il n'arrive plus à distinguer le signal légitime du bruit ambiant. Résultat : le rapport signal/bruit passe sous le seuil de décodage, et la communication tout simplement échoue. C'est exactement pour cette raison que les brouilleurs modernes ne se contentent pas d'un seul canal : ils empilent plusieurs étages d'amplification, chacun calé sur une plage de fréquences précise.
Un brouilleur multi-bandes, ce n’est pas un appareil qui se limite à une seule fréquence : il émet simultanément sur plusieurs gammes, ce qui lui permet de couper d’un coup un appel GSM, une connexion Wi-Fi, une liaison Bluetooth et le signal d’un récepteur GPS. En pratique, chaque bande possède sa propre chaîne d’émission, si bien qu’un seul boîtier remplace toute une série de brouilleurs mono-bande. C’est justement là que les modèles portables comme le SRD-JN10FJ de Shenzhen Ruicen Technology (RDSignal) montrent leur intérêt : dix antennes, dix canaux d’environ 1,0 W chacun, soit 10 W au total, pour un rayon d’action de 10 à 30 m. Le tout tient dans un boîtier compact de 1,2 kg (145 x 95 x 45 mm), alimenté par une batterie Ni-Mh de 8 000 mAh qui assure environ deux heures d’autonomie. Un format clairement pensé pour être transporté et déployé rapidement, là où une station fixe haute puissance reste, elle, installée à demeure.
| Caractéristique | SRD-JN10FJ (portable) |
|---|---|
| Antennes / canaux | 10 antennes, 10 canaux |
| Puissance par bande | ≈ 1,0 W |
| Puissance totale | 10 W |
| Rayon d’action | 10 à 30 m |
| Poids / dimensions | 1,2 kg / 145 x 95 x 45 mm |
| Batterie / autonomie | Ni-Mh 8 000 mAh / ≈ 2 h |
Sur une station fixe, le principe reste le même : on injecte un signal plus puissant que celui de l’émetteur légitime pour saturer le récepteur. Sauf qu’ici, on change complètement d’échelle. Prenons l’ATJ8-78-28 de Shenzhen Action Technologies : 65 W de sortie RF répartis sur huit canaux, avec une portée qui peut grimper jusqu’à 150 m, selon la densité du signal ambiant et le type d’antenne choisi. Chez PKI Electronic Intelligence, on passe carrément un cap : le PKI 6985 affiche 360 W sur douze bandes, soit 30 W par bande, avec des amplificateurs GaN, des batteries lithium-ion et des antennes directives internes. Bref, on n’est plus sur un appareil qu’on tient à la main, mais sur du vrai matériel de site, souvent monté en baie. Et forcément, plus la puissance monte, plus le refroidissement et l’alimentation deviennent sensibles : la chaleur à évacuer augmente, la consommation aussi, et la moindre faiblesse de ventilation finit par coûter cher.
Techniques de brouillage RF : bruit, leurre et répéteur
Le brouillage RF, on peut le classer en deux grandes familles : les techniques dites de bruit, et celles de répéteur. Les premières, c'est simple : on balance un signal parasite qui vient se superposer à la communication visée. Les secondes, plus subtiles, commencent par capter le signal reçu, le modifient, puis le retransmettent — histoire de tromper le récepteur. Concrètement, ce choix n'a rien d'anodin : c'est lui qui détermine si le brouillage va vraiment mordre sur la cible visée. Prenez un réseau de téléphonie mobile : le bruit fonctionne très bien, puisqu'il suffit de noyer les canaux dans un signal plus puissant pour faire chuter le rapport signal/bruit. Un radar, en revanche, se leurre plutôt par répétition décalée : on lui renvoie une copie altérée de l'écho, ce qui fait apparaître de fausses cibles et brouille la lecture de l'opérateur. Et le bruit lui-même se décline en plusieurs variantes — ponctuel, balayé ou en barrage — selon qu'on concentre toute la puissance sur une seule fréquence ou qu'on l'étale sur plusieurs.
Le spot jamming, c'est simple : on concentre toute la puissance sur une seule fréquence. C'est redoutable quand on connaît précisément la cible visée, mais les autres canaux restent intacts — et dès que l'émetteur change de fréquence, l'efficacité s'effondre. Le sweep jamming fonctionne à l'inverse : il fait glisser toute la puissance d'une fréquence à l'autre très rapidement, ce qui permet de balayer une large plage. Sauf qu'il ne s'attarde que quelques instants sur chaque canal, et une liaison qui saute de fréquence passe souvent entre les mailles : le signal utile n'est brouillé que par intermittence. Le barrage jamming, lui, attaque plusieurs fréquences simultanément, mais doit répartir sa puissance entre elles — forcément, le brouillage est moins fort sur chaque fréquence prise isolément. En clair, plus on couvre large, moins on frappe fort par canal. C'est tout le dilemme de ces techniques de bruit, et les brouilleurs multi-bandes doivent constamment arbitrer entre étendue du spectre et intensité du signal, en fonction de la cible et de l'environnement RF.
| Technique | Principe | Avantage | Limite |
|---|---|---|---|
| Spot jamming | Toute la puissance sur une seule fréquence | Très efficace contre une cible connue | Laisse les autres canaux intacts |
| Sweep jamming | Balayage rapide d’une fréquence à l’autre | Couvre une large plage | Temps d’occupation très court par canal |
| Barrage jamming | Plusieurs fréquences frappées simultanément | Large couverture instantanée | Puissance répartie, donc plus faible par fréquence |
Côté technique de répéteur, on trouve notamment le DRFM (Digital Radio Frequency Memory) : le principe est de capter l’énergie radar reçue, de la modifier puis de la retransmettre afin de créer de fausses cibles. Le brevet US7697885B2 illustre bien ce type d’approche. Déposé le 15 septembre 2006 par Robert Eugene Stoddard, il a été accordé le 13 avril 2010 à Aeroflex High Speed Test Solutions Inc. Il décrit un générateur de peigne de tonalités qui produit des répétitions de signaux de brouillage, avec un temps de maintien très inférieur à la période de rafale. Particularité intéressante : le dispositif génère en même temps les bandes d’émission et de réception, comme la bande GSM 1710-1880 MHz.
Face à ces techniques, le saut de fréquence reste la parade la plus courante : en changeant de canal plusieurs fois par seconde, l'émetteur légitime complique sérieusement la tâche d'un brouilleur qui concentre toute sa puissance sur une seule fréquence, comme le fait le spot jamming. Sauf que cette solution a ses failles. Un brouillage large bande, de type barrage, ou un brouillage adaptatif capable de suivre et d'attaquer toute la bande simultanément, annule purement et simplement l'avantage du saut de fréquence. Autre point souvent mal saisi : monter la puissance d'émission ne garantit pas qu'on communiquera dans un spectre contesté. On gagne en portée, c'est vrai, mais si l'environnement radio est saturé de signaux hostiles, le rapport signal/bruit reste défavorable et la liaison peut quand même lâcher. C'est là qu'une autre logique entre en jeu, moins fondée sur la puissance brute que sur l'agilité. Les radios multi-bandes, comme les Mesh Rider de Doodle Labs dotées de la technologie Sense, surveillent jusqu'à six plages de fréquences en parallèle et basculent en temps réel vers une bande de repli dès qu'une bande est niée. Là où un système mono-bande se retrouve sans aucun secours, cette redondance intégrée permet de garder le lien, même sous un brouillage soutenu.
Quelles bandes de fréquences un brouilleur multi-bandes peut-il bloquer ?
Les bandes couvertes varient selon les modèles, mais on retrouve un socle commun dans la plupart des fiches techniques : GSM900, DCS/GSM1800, 3G/UMTS, 4G LTE, 5G, Wi-Fi/Bluetooth, GPS L1 et certaines bandes de télécommandes automobiles. Le tableau ci-dessous récapitule les plages les plus fréquentes, telles qu'elles apparaissent dans les spécifications des brouilleurs portables et fixes.
| Bande | Plage de fréquences | Usage typique |
|---|---|---|
| GSM900 | 920-965 MHz | Téléphonie 2G |
| DCS/GSM1800 | 1800-1920 MHz | GSM1800, PHS, PCS, CDMA1900 |
| 3G/UMTS | 2100-2170 MHz | WCDMA, TD-SCDMA, CDMA2000 |
| 4G LTE | 2570-2690 MHz | LTE haut débit |
| 5G | 3400-3800 MHz | 5G et LTE basse bande 758-830 MHz |
| Wi-Fi/Bluetooth | 2400-2500 MHz | Réseaux locaux sans fil |
| GPS L1 / Glonass L1 | 1570-1620 MHz | Positionnement satellite |
| Télécommande auto | 433 MHz ou 868 MHz | Ouverture de véhicule |
Prenons l'exemple du SRD-JN10FJ, un brouilleur portable signé Shenzhen Ruicen Technology (RDSignal), pour mieux saisir ce que recouvre concrètement la notion de « multi-bandes ». Ce modèle embarque dix antennes et, sur chacune d'elles, une plage de fréquences bien précise : la 5G autour de 1450-1500 MHz, la 5G/LTE en 3400-3800 MHz, le DCS/GSM1800/PHS/PCS/CDMA1900, l'UMTS/3G, la 4G LTE en 2570-2690 MHz, le GPS L1 et Glonass L1 (ou, selon la configuration, la télécommande auto à 433 MHz), le GSM900 en 920-965 MHz, ainsi que le Wi-Fi/Bluetooth en 2400-2500 MHz. À cela s'ajoutent des bandes dites optionnelles, que l'on retrouve aussi sur d'autres appareils du marché : le Lojack à 164 MHz, le 5 GHz entre 5,1 et 5,9 GHz, le 868 MHz ou encore la 5G/LTE basse bande en 758-830 MHz. L'intérêt de cette architecture, c'est que chaque bande peut être activée ou désactivée indépendamment : on peut donc cibler uniquement le GPS, couper seulement le Wi-Fi, ou au contraire tout activer simultanément selon le besoin. C'est précisément ce qui distingue un brouilleur multi-bandes d'un appareil mono-fréquence, qui resterait bloqué sur une seule plage et n'offrirait aucune souplesse d'usage.
| Bande couverte | Fréquence | Usage ciblé |
|---|---|---|
| 5G | 1450-1500 MHz | Téléphonie et données 5G |
| 5G / LTE | 3400-3800 MHz | Haut débit mobile |
| DCS / GSM1800 / PHS / PCS / CDMA1900 | 1800-1920 MHz | GSM, PCS, CDMA |
| UMTS / 3G | 2110-2170 MHz | Voix et données 3G |
| 4G LTE | 2570-2690 MHz | Données mobiles 4G |
| GPS L1 / Glonass L1 (ou 433 MHz) | 1570-1620 MHz | Navigation satellite / télécommande auto |
| GSM900 | 920-965 MHz | Téléphonie GSM 900 |
| Wi-Fi / Bluetooth | 2400-2500 MHz | Réseaux locaux sans fil |
| Options : Lojack | 164 MHz | Traçage antivol |
| Options : 5 GHz | 5,1-5,9 GHz | Wi-Fi 5 GHz |
| Options : 868 MHz | 868 MHz | Télécommandes et capteurs |
| Options : 5G/LTE basse bande | 758-830 MHz | Couverture mobile étendue |
Les stations haute puissance suivent la même logique avec des puissances par canal bien supérieures. Le modèle ATJ8-78-28 répartit ses canaux entre 2500-2570 MHz (38,5 dBm), 1805-1920 MHz (39 dBm), 925-960 MHz (42,3 dBm), 2400-2500 MHz (38,4 dBm), 2110-2170 MHz (38,5 dBm), 790-826 MHz (39,2 dBm), 2620-2690 MHz (39,2 dBm) et 851-894 MHz (40,8 dBm). Le PKI 6985 ajoute la 5G 3400-3600 MHz, le Wi-Fi 5 GHz 5170-5330 MHz et 5735-5850 MHz, le CDMA 1700 et 1900, ainsi que le SAT 1525-1616 MHz.
Brouilleur portable ou station fixe haute puissance : quelles différences de specs ?
Le choix entre un brouilleur portable et une station fixe se joue sur un compromis classique : portée contre mobilité. Un appareil de poche couvre quelques dizaines de mètres et se transporte facilement, tandis qu'une armoire haute puissance atteint plusieurs centaines de mètres mais pèse plusieurs dizaines de kilos et exige une alimentation stabilisée. Le tableau suivant compare trois modèles représentatifs du marché.
| Modèle | Puissance totale | Bandes | Portée | Poids |
|---|---|---|---|---|
| SRD-JN10FJ (RDSignal) | 10 W | 10 | 10-30 m | 1,2 kg |
| ATJ8-78-28 (Action Technologies) | 65 W | 8 | jusqu'à 150 m | 10 kg |
| PKI 6985 (PKI Electronic Intelligence) | 360 W | 12 | variable selon antennes | 25 kg |
Le SRD-JN10FJ fonctionne sur secteur AC 100-240 V ou sur chargeur 12 V, avec une autonomie d'environ deux heures grâce à sa batterie Ni-Mh de 8 000 mAh. Il est vendu entre 118 et 126,70 dollars américains selon les revendeurs, avec une garantie d'un an. Le modèle ATJ8-78-28 fonctionne en AC 220 V pour une consommation de 200 W, avec une plage de température de -20 à +55 °C, une protection VSWR et la possibilité de personnaliser 4, 5 ou 6 bandes.
Le PKI 6985 se distingue par ses amplificateurs GaN, ses batteries lithium-ion, ses antennes directives internes, sa modulation directe sur signal synthétisé et son refroidissement intégré. Il se pilote à distance et pèse 25 kg pour 630 x 530 x 280 mm. Dans tous les cas, la portée réelle dépend de la densité du signal environnant et du type d'antenne : un modèle omnidirectionnel arrose large mais porte moins loin qu'une antenne directive pointée vers une cible précise.
Quels critères comparer avant l'achat ?
La puissance de sortie est le premier critère, mais elle ne suffit pas. Un brouilleur de 10 W bien conçu sur dix bandes peut être plus utile qu'un modèle de 65 W mal refroidi. Il faut regarder la puissance par canal, la technologie d'amplification (silicium ou GaN), la présence d'une protection VSWR contre les réflexions d'antenne, et la capacité à activer ou désactiver chaque bande séparément. Cette dernière fonction évite de brouiller inutilement des fréquences non ciblées.
Le refroidissement est un point critique sur les fortes puissances. Un brouilleur de 360 W dissipe énormément de chaleur et nécessite une ventilation ou un refroidissement actif. Une station mal ventilée voit ses amplificateurs dériver, voire se détériorer. De même, l'alimentation doit être dimensionnée : le PKI 6985 consomme une puissance bien supérieure à sa sortie RF, et le modèle ATJ8-78-28 affiche 200 W de consommation pour 65 W de sortie.
La gestion des bandes et l'interface de contrôle comptent aussi. Certains modèles proposent un pilotage à distance, d'autres des interrupteurs par canal. Pour un usage itinérant, le poids et l'autonomie deviennent déterminants : 1,2 kg et deux heures d'autonomie pour le format portable, contre 10 à 25 kg pour les stations fixes. Enfin, la garantie et la disponibilité des pièces (antennes, batteries, amplificateurs) pèsent sur le coût total de possession.
Un dernier critère, souvent négligé, est la conformité réglementaire. L'usage d'un brouilleur est strictement encadré dans la plupart des pays, et la possession comme l'activation peuvent être illégales hors cadre autorisé. Un appareil acheté sans vérification préalable peut exposer son utilisateur à des sanctions, indépendamment de ses performances techniques.
Applications réelles : prisons, militaire, conférences et anti-drone
Les applications civiles et institutionnelles des brouilleurs multi-bandes sont nombreuses. On les retrouve dans les prisons, les zones militaires, les bâtiments gouvernementaux, les salles de réunion et de conférence, les musées, les galeries, les théâtres, les salles de concert, les églises et temples, les restaurants, les salles de classe, les centres de formation, les usines, les banques et les trains. L'objectif est généralement d'empêcher les communications non autorisées ou les fuites d'information dans un périmètre donné.
Le cas des prisons illustre une approche plus fine que le brouillage aveugle. Le Prison Jammer STN-ICJ3000 de Stratign permet un blocage sélectif des réseaux 2G, 3G et 4G non autorisés tout en laissant fonctionner les utilisateurs autorisés. Cette distinction est essentielle : un brouillage total couperait aussi les communications légitimes du personnel pénitentiaire et des services d'urgence, ce qui peut mettre des vies en danger.
Les systèmes anti-drone poussent la logique plus loin en combinant détection, localisation, identification et perturbation. Le Drone Jammer de Stratign revendique une portée allant jusqu'à 1 000 m pour perturber la navigation et les liaisons de données des UAV. Les aéroports utilisent également le brouillage pour bloquer les signaux d'engins explosifs télécommandés, et les forces de l'ordre l'emploient pour empêcher les vols de drones non autorisés au-dessus de zones sensibles.
Ces usages restent toutefois ambivalents. Le brouillage est utilisé de manière défensive dans la guerre électronique et la sécurité, mais aussi de manière illégale pour désactiver des appareils grand public. Un radio frequency jammer peut vous faire manquer un appel, et dans le pire des cas faciliter un crime ou mettre des vies en danger. Cette dualité explique pourquoi la plupart des juridictions encadrent strictement la vente et l'utilisation de ces équipements.
Risques, limites et précautions d'usage
La première limite d'un brouilleur multi-bandes est son caractère non sélectif. Même avec des canaux activables, un appareil mal réglé peut perturber des communications essentielles, notamment les appels d'urgence. Le brouillage d'une bande GPS, par exemple, affecte tous les récepteurs à portée, y compris ceux qui ne sont pas visés. Cette externalité négative est au cœur des restrictions réglementaires qui entourent ces produits.
La deuxième limite est matérielle. Les fortes puissances exigent un refroidissement supplémentaire, et l'activation d'un brouilleur avant que toutes les antennes ne soient connectées peut endommager l'équipement. L'impédance mal adaptée provoque des ondes stationnaires, d'où l'importance d'une protection VSWR. Sur le terrain, cela signifie qu'un opérateur doit vérifier le câblage, l'alimentation et la ventilation avant chaque mise en route.
La troisième limite est tactique. Le barrage jamming couvre plusieurs fréquences mais reste moins puissant sur chacune, tandis que le spot jamming est très efficace sur une cible unique mais laisse les autres canaux ouverts. Le saut de fréquence, lui, est efficace contre le brouillage à bande étroite, mais un brouillage large bande ou adaptatif peut viser l'ensemble de la bande. Aucune technique ne garantit un blocage absolu et permanent.
Enfin, la dimension légale reste déterminante. L'usage d'un brouilleur est interdit ou strictement encadré dans de nombreux pays, et les autorisations sont généralement réservées aux forces de l'ordre, aux armées et à certains opérateurs d'infrastructures critiques. Avant tout achat, il convient de vérifier la réglementation locale et de s'assurer que le déploiement envisagé entre dans un cadre autorisé. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.
Comment choisir entre un modèle portable et une station fixe ?
Le choix dépend d'abord du périmètre à couvrir. Pour une salle de réunion, une pièce sécurisée ou une intervention mobile, un brouilleur portable de 10 W sur dix bandes suffit largement. Pour un bâtiment entier, une cour de prison ou une zone militaire, il faut une station fixe de 65 à 360 W, avec des antennes directives et une alimentation dédiée. La portée annoncée reste indicative : elle varie avec l'environnement radioélectrique.
Le second critère est la finesse du contrôle. Un modèle qui permet d'activer ou de désactiver chaque bande séparément offre plus de flexibilité qu'un appareil tout-ou-rien. Le STN-ICJ3000 illustre cette approche sélective en autorisant les utilisateurs légitimes tout en bloquant les accès non autorisés. Pour un usage professionnel, la capacité à piloter l'appareil à distance et à surveiller son état thermique est également un plus.
Le troisième critère est le coût total, qui inclut l'achat, la maintenance, les pièces de rechange et la consommation électrique. Un modèle portable à moins de 130 dollars américains n'a pas le même cycle de vie qu'une station de 25 kg. Il faut aussi prévoir la formation des opérateurs, car une mauvaise manipulation peut endommager l'équipement ou provoquer des interférences non souhaitées.
En résumé, le multi band frequency jammer n'est pas un produit unique mais une famille d'appareils allant du boîtier de poche au système haute puissance. La clé est d'aligner la puissance, les bandes couvertes, le refroidissement et le cadre légal avec l'objectif réel. Un appareil surdimensionné coûte cher et complique la conformité, tandis qu'un modèle sous-dimensionné n'atteindra pas la portée nécessaire.
Questions fréquentes sur les brouilleurs multi-bandes
Voici les réponses aux questions les plus courantes sur le fonctionnement, les fréquences et la portée des brouilleurs multi-bandes.
Comment fonctionne un multi band frequency jammer ?
Il émet un brouillage sur les mêmes fréquences que les appareils sans fil, avec une puissance supérieure au signal légitime, de sorte que les récepteurs captent du bruit au lieu des données. Les unités multi-bandes couvrent plusieurs plages à la fois et peuvent bloquer simultanément téléphones, GPS, Wi-Fi et Bluetooth.
<h3>Quelles fréquences un brouilleur multi-bandes peut-il bloquer ?</h3><p>Les bandes courantes incluent GSM900 (920-965 MHz), DCS/GSM1800 (1800-1920 MHz), 3G/UMTS (2100-2170 MHz), 4G LTE (2570-2690 MHz), 5G (3400-3800 MHz), Wi-Fi/Bluetooth (2400-2500 MHz), GPS L1 (1570-1620 MHz) et les bandes de télécommandes auto comme 433 MHz ou 868 MHz.</p>
<h3>Quelle est la différence entre spot, sweep et barrage jamming ?</h3><p>Le spot jamming concentre toute la puissance sur une seule fréquence. Le sweep jamming déplace toute la puissance d'une fréquence à l'autre en succession rapide. Le barrage jamming frappe plusieurs fréquences en même temps mais répartit la puissance, ce qui le rend moins fort sur chaque fréquence prise isolément.</p>
<h3>Quelle portée peut atteindre un brouilleur multi-bandes ?</h3><p>Les modèles portables couvrent généralement un rayon de 10 à 30 mètres à -75 dBm avec des antennes omnidirectionnelles. Les systèmes fixes haute puissance peuvent atteindre jusqu'à 150 mètres selon la densité du signal local et le type d'antenne utilisé.</p>
Questions fréquentes
Comment fonctionne un multi band frequency jammer ?
Il transmet un brouillage sur les mêmes fréquences que les appareils sans fil, avec une puissance supérieure au signal légitime, si bien que les récepteurs captent du bruit au lieu des données. Les unités multi-bandes couvrent plusieurs plages à la fois et peuvent bloquer simultanément téléphones, GPS, Wi-Fi et Bluetooth.
Quelles fréquences un brouilleur multi-bandes peut-il bloquer ?
Les bandes courantes incluent GSM900 (920-965 MHz), DCS/GSM1800 (1800-1920 MHz), 3G/UMTS (2100-2170 MHz), 4G LTE (2570-2690 MHz), 5G (3400-3800 MHz), Wi-Fi/Bluetooth (2400-2500 MHz), GPS L1 (1570-1620 MHz) et les bandes de télécommandes auto comme 433 MHz ou 868 MHz.
Quelle est la différence entre spot, sweep et barrage jamming ?
Le spot jamming concentre toute la puissance sur une seule fréquence. Le sweep jamming déplace toute la puissance d'une fréquence à l'autre en succession rapide. Le barrage jamming frappe plusieurs fréquences en même temps mais répartit la puissance, ce qui le rend moins fort sur chaque fréquence prise isolément.
Quelle portée peut atteindre un brouilleur multi-bandes ?
Les modèles portables couvrent généralement un rayon de 10 à 30 mètres à -75 dBm avec des antennes omnidirectionnelles. Les systèmes fixes haute puissance peuvent atteindre jusqu'à 150 mètres selon la densité du signal local et le type d'antenne utilisé.